Valérie, bonjour !
Pour les gens qui ne te connaissent pas encore, peux-tu en quelques
mots te présenter, nous dire d’où viens-tu, quel âge as-tu et nous préciser ton
parcours scolaire et universitaire, en Mayenne et ailleurs ?
Bonjour Pierre !
J’ai 29 ans et je suis une fille « du cru » :
native de Saint Denis d’Anjou, un village de 1 500 habitants dans le Sud
Mayenne, fille d’agriculteurs, j’ai été scolarisée en primaire au village et au
collège à Grez-en-Bouère. J’ai quitté la Mayenne pour la 2nde, en
optant pour un lycée angevin. J’ai une formation de droit public et de finances
locales, commencée à la fac de droit d’Angers et achevée à la Sorbonne à Paris.
Mon parcours étudiant s’est terminé par un stage de 6 mois au Ministère de
l’Intérieur, au sein de la Direction Générale des Collectivités Locales. J’y ai
notamment travaillé sur un bilan financier de la décentralisation, à
destination du Parlement.
Récemment élue conseillère départementale, ce n’est pas ton premier et
unique mandat. Quelles fonctions électives locales et politiques précédentes as-tu
déjà ou continues-tu d’exercer et d’honorer ? Que t’apportent ces mandats
et fonctions ?
J’ai en effet une certaine expérience de la vie locale
puisque je suis dans mon deuxième mandat de conseillère municipale à Saint
Denis d’Anjou. Quand j’ai été élue pour la première fois en 2008, j’étais
encore étudiante en droit. A 21 ans, je n’avais pas d’idée de ce que serait mon
engagement politique, mais j’avais ce goût très marqué pour la chose publique
(ce qui a d’ailleurs expliqué mon orientation vers le droit public et non vers
le droit privé) et cette volonté de servir l’intérêt général. Bien loin de
toute considération politique, c’est un engagement citoyen que j’ai pris à
cette époque.
Professionnellement tu collabores quotidiennement avec des
parlementaires, que peux-tu nous dire sur cette fonction « d’assistant
parlementaire » ? Que t’apporte-t-elle en tant qu’élue départementale
et responsable politique locale ?
En plus des dossiers techniques dont j’ai la charge en
propre, je fais essentiellement du travail rédactionnel : notes
techniques, propositions de loi, amendements, discours, interventions au sein
de divers colloques, relations Ministère,… De la communication également, même
si ce n’est pas mon cœur de métier.
C’est très riche ! Quand j’ai eu l’occasion de prendre
ce poste, je ne savais pas ce que recouvrait la fonction mais je me suis dit
que ce serait une expérience intéressante. Je ne me suis pas trompée !
J’ai été élue pour mon premier mandat en 2008, sans savoir
que j’allais devenir attachée parlementaire. J’ai très vite pris la mesure de
la complémentarité entre mon job d’attachée à Paris et le mandat local en
Mayenne, l’un nourrissant l’autre et vice versa. A l’échelle du Conseil
départemental, je fais ce même constat.
La présence des femmes fait l’objet de mesures incitatives dans les entreprises, dans les conseils
d’administration de grandes sociétés et maintenant en politique. L’élection
d’un binôme paritaire, était-ce la bonne solution pour « féminiser »
la vie politique ? Au-delà de l’enjeu paritaire, que penses-tu tirer de
ton binôme homme ?
La bonne solution, je ne sais pas. Une solution, sans conteste,
même si je regrette qu’on en arrive à mettre en place des quotas en la matière.
Mais les esprits doivent évoluer, le plafond de verre doit sauter et ce nouveau
scrutin y contribuera je l’espère. Reste à voir comment les femmes
pourront s’introduire au niveau des exécutifs, car là non plus ce n’est pas
gagné…
Quant à mon binôme homme, je trouve en lui une vraie
richesse. Nous avons constitué une équipe complémentaire, tant dans nos âges
que dans nos compétences et expériences. A 67 ans et avec plusieurs mandats de
maire derrière lui, il a l’expérience de terrain et la connaissance des
dossiers locaux à l’échelle du canton, que je ne peux avoir aujourd’hui.
Deux dernières questions : tu fais ton entrée au conseil
départemental. Benjamine de la majorité, qu’attends-tu de l’action du département
auprès de sa jeunesse ?
Il faut dire les choses clairement : la Mayenne n’est
pas le département le plus attractif pour la jeunesse. Beaucoup d’entre nous la
quittent pour poursuivre leurs études ou travailler et n’y reviennent pas. Le Conseil
Départemental peut, par son action, contribuer à la politique de la jeunesse :
accompagner les jeunes dans leur quotidien, au stade des études et de l’entrée
dans la vie active, favoriser le retour de nos talents, répondre à l’évolution
des modes de vie... Parmi les actions concrètes à engager, la création du
Pass’Engagement pour soutenir les projets personnels ou professionnels des
jeunes qui voudraient s’engager dans une démarche d’intégration citoyenne.
Que dirais-tu à ces jeunes aujourd’hui portés sur un vote blanc ou un
vote extrême et qui par-là, semblent exprimer un mécontentement, une défiance
vis-à-vis de la classe politique française ?
Ne pas voter, c’est laisser les autres choisir pour vous.
Voter pour les extrêmes, c’est laisser place à la pulsion, à l’émotion. Votez
utile, engagez-vous. Je veux croire qu’on peut faire bouger les lignes, qu’on
peut faire de la politique « sainement » au service de l’intérêt
général. C’est ensemble qu’on y arrivera. Rejoignez nous à l’UDI !
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Valérie HAYER et le Président du Conseil Départemental Olivier RICHEFOU |
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